29 Mar 2018

Les explosions de poussière – Un risque de contamination

Les explosions de poussière – Un risque de contamination

Les explosions de poussière – Un risque de contamination

29th March 2018


Les explosions de poussière figurent encore dans la catégorie des problèmes insuffisamment signalés, mais n’en constituent pas moins une vraie préoccupation pour l’industrie de fabrication des produits pharmaceutiques et chimiques.

Par définition, les poussières combustibles ou explosives sont des particules solides finement divisées, dont la dispersion dans l’air présente un risque d’incendie ou d’explosion.

Les ingrédients en poudre et granulés, incontournables dans les processus de fabrication de produits pharmaceutiques et chimiques, ont naturellement tendance à produire des poussières susceptibles d’être aéroportées.

Une fois la poussière aéroportée capturée à la source, elle doit être efficacement contenue. Cette précaution réduit les risques de récurrence d’explosions de poussière encore plus dévastatrices et de contamination croisée des produits sensibles.

Zones ATEX

Les zones ATEX sont des zones critiques, exposées à d’importants volumes de poussières, de gaz et où une atmosphère explosive pourrait être présente dans un scénario de fonctionnement normal ou suite à un risque non surveillé.

« Les zones ATEX présentent des risques, à cause de la forte concentration de poussières et de poudres inflammables dans un milieu restreint. Sans compter les taux d’humidité limités et les niveaux de température élevés ou faibles, explique Andrea Catellono d’A.C. Supply.

De manière générale, les zones ATEX devraient être intégralement munies d’un revêtement dissipateur. De bonnes capacités de dissipation font partie des conditions de sécurité obligatoires en zone critique. »

Jhun Yparraguirre



Nous nous sommes récemment entretenus avec le spécialiste des décharges électrostatiques Jhun Yparraguirre, qui a collaboré de près avec Dycem pour aider des entreprises internationales notamment basées en Asie, comme Samsung en Indonésie, à mieux maîtriser le sujet.

Un grand nombre d’entreprises productrices d’équipements électroniques comptent largement sur les conseils d’experts comme Jhun, pour être sûres de disposer des locaux les plus efficaces possibles pour bien fabriquer leurs produits.

En termes simples, d’où proviennent les décharges électrostatiques ?

JY :« La décharge électrostatique provient du transfert rapide d’une charge statique au contact d’objets à des tensions différentes. »

Contrôler le trafic sur roues dans un environnement sujet aux décharges électrostatiques est-il difficile ?

JY : « Non. Si vous disposez d’un revêtement de protection contre les décharges électrostatiques, vous ne devriez avoir aucun mal à le faire. Sachez de quel système de revêtement vous disposez, s’il est conducteur ou dissipateur d’électricité statique ; les valeurs de résistance ne sont pas les mêmes.

Et quand vous êtes sûr de disposer d’un revêtement de sol antistatique, assurez-vous que vos chariots sont en inox. Le métal est un bon conducteur.

Et n’oubliez pas les roulettes. Certaines roulettes ne sont pas fabriquées avec des matériaux antistatiques. C’est la raison pour laquelle certains utilisateurs finaux choisissent des roulettes en métal, qui offrent une bonne continuité de la surface au sol. Autrement, une chaîne antistatique bien conçue est très utile pour dissiper les charges électrostatiques. » Quels types de contaminations produisent habituellement des décharges électrostatiques ? D’où viennent-elles ? JY : « La poussière fait partie des facteurs déclencheurs des occurrences de décharges électrostatiques. Revenons à des notions élémentaires de physique et de chimie…

  • Seules, une poussière ou une particule correspondent à un atome. · L’atome est le plus petit composant d’un élément ; il représente les propriétés chimiques de l’élément. · L’atome a deux potentiels différents, un proton et un électron. »


Pourriez-vous nous expliquer la différence ?

JY : « Avec plaisir.

  • Le proton est une particule stable, dont la charge positive est égale à la charge négative d’un électron.
  • L’électron est une particule élémentaire, qui orbite autour du noyau de l’atome responsable du flux d’électricité.


Les particules peuvent provenir de partout et de n’importe où, des êtres humains aux matériaux, aux machines, etc. »
Pourquoi les décharges électrostatiques doivent-elles impérativement être contrôlées dans des locaux de fabrication d’équipements électroniques. Quel est leur impact sur les opérations quotidiennes de ce type de locaux ?

JY : « Elles peuvent poser des problèmes et notamment de forts taux de rejet, de coûts élevés, de pertes de revenus et de clients mécontents ou en colère. »

Comment les décharges électrostatiques menacent-elles la qualité des produits ? Présentent-elles d’autres dangers ?

JY : « Plus les technologies évoluent, plus les dispositifs sont sensibles à ce type de décharges. La géométrie des dispositifs en diminue la taille, pour augmenter la densité et la capacité électronique/de stockage. Plus le composant se rapproche de la taille de la tranche, plus la capacité de stockage de la charge augmente.

L’évolution des technologies entraîne une diminution radicale de la géométrie des dispositifs, pour les rendre plus rapides, en augmenter la mémoire et les pourvoir d’autres fonctionnalités.

Ces améliorations ont toujours provoqué une diminution des seuils de décharge électrostatique des dispositifs.

Quels sont les plus grands risques de contamination auxquels doivent faire face les fabricants d’équipements électroniques à l’heure actuelle ?

JY : « Comme nous l’avons déjà vu, la technologie actuelle s’oriente de plus en plus vers la nanotechnologie. Plus le dispositif est petit, plus il génère du stockage. Par contre, il est aussi plus sensible à la détérioration potentielle provoquée par :

  1. l’occurrence d’une décharge électrostatique

    et

  2. des mesures de contrôle de contamination insuffisantes.



En conséquence, les restrictions imposées aux environnements de salle propre sont à la fois de plus en plus sophistiquées et de plus en plus sévères. »

Comment peut-on prévenir ces risques et quel rôle Dycem peut-elle jouer dans leur réduction ?

JY : « Dycem est une bonne solution de contrôle de contamination, dans la mesure où elle empêche 80 % de la source de contamination brute (poussières et particules plus grosses) principalement présente sur les sols, d’entrer dans les environnements critiques.

Par ailleurs, le revêtement de sol Dycem tient ses promesses en piégeant les particules, pour les empêcher de pénétrer dans les environnements critiques. Dycem ne craint pas la superposition, grâce à sa souplesse et à son adhérence naturelle. Avant le nettoyage, la saleté reste sur la surface du système de revêtement de sol et c’est tant mieux, puisqu’il permet d’éviter la contamination croisée d’autres zones.

20% de la contamination brute est aéroportée et Dycem est dotée des propriétés Van der Waals, correspondant à une force électromagnétique de courte portée dont l’effet est d’attirer les particules vers la surface du polymère Dycem.

Et troisièmement, Dycem se lave facilement et ne produit aucun déchet au quotidien, au contraire des tapis pelables classiques. »

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